Minorque, la secrète
Minorque…
J’aime tout chez toi. J’aime tout parce que tout y est suranné. Les façades des commerces, les rues, les murs en pierres, les gens qui marchent les mains dans le dos.

J’aime tes façades blanches et tes chemins ocres. J’aime ne croiser personne sur les routes qui mènent aux criques les plus secrètes.
J’aime l’idée qu’ici la vie semble s’être arrêtée dans les années 50. Les pensions de famille sur les plages avec un plat unique et la même personne qui tient ça depuis tellement d’années qu’elle ne sait même plus combien exactement.

J’aime les couleurs. Tellement. Et notre crique sauvage secrète encore plus.
Là où la mer s’enfonce au milieu d’un village et où on nage presque dans le jardin des gens en maillot rouge et à la peau tannée d’avoir trop vu le soleil.

J’aime que rien ne soit comparable à chez nous, et entendre parler espagnol fera toujours en moi un sentiment particulier. Là bas, les jours et les heures ne comptent plus vraiment. La lenteur et la beauté ont pris le dessus…



