Saint-Tropez secret
Il semblerait que ce soit souvent une histoire de Sud alors je continue sur ma lancée…

Je pense que la première fois je n’avais même pas un an. Les photos de moi dans la maison de Papoun, le bateau gonflable, mon bandana sur ma tête toute blonde. L’imprégnation ça s’appelle. Et depuis… Combien de marchés place des Lices ? Combien d’oranges pressées en terrasses? Combien de chamailleries avec ma sœur? Avril sous la pluie, juin sous le soleil. Vendre des rideaux de perles devant la maison faits mains (déjà hein!).

Lire « le petit Nicolas » sur la plages des Canoubiers, plonger à la Ponche, marcher à l’infini dans les rues ocres et pentues.

Ne jamais oublier le pèlerinage familial à la chapelle Ste Anne, juste parce que c’est beau. Grandir un peu là-bas au fil des étés. Perpétuer l’histoire, lui faire mettre les pieds dans la méditerranéenne pour la première fois un matin de juin lorsque St Tropez n’était encore qu’à nous. Toujours ressentir la même chose le matin sur le port, la même émotion aux Graniers, en passant à pieds devant le cimetière. Entendre encore cette phrase dans ma tête : « avant de la maison on coupait par la citadelle et on arrivait directement ». Avant.

Il reste là-bas des petits morceaux de vie très précieux, loin du tumulte. Des émotions et des secrets gardés bien au chaud pour les générations futures.






