Île de Ré, adorée
« Passer le pont », comme si on était parti loin alors que non. S’échouer dans une petite maison aux volets vert d’eau, poser les armes. Marcher lentement sur les pavés jusqu’à la Martinière choisir sa glace du jour.

S’émerveiller devant chaque petit rosier bien entretenu au pied de chaque maison. Déjeuner chez Raph, prendre le chemin vers St Martin, s’arrêter regarder les ânes et se dire qu’un jour on aura un.

Cette collection de petites sensations que l’on ressent seulement quand on ralentit enfin. Le luxe de n’être attendu nulle part.

On entend des phrases à Trousse Chemise comme « l’eau était plus chaude hier » et ça devient l’information la plus importante de la journée. J’ai esquissé un sourire et tenter de compter le nombre de pulls sur les épaules que j’ai croisés. Je me suis à arrêté à 62.

J’ai emmagasiné très fort dans mon esprit les champs de coquelicots avant la pluie, pour m’en souvenir. Et puis nous avons pris la route du retour, « repasser le pont » avec le sentiment d’avoir vécu un peu plus fort.









